Activites culturelles

« EXONUMERIC’ARTS »

Les nouvelles exoplanètes du numérique au Château de Corroy

« Saison des Cultures Numériques 2017»

05 au 08 Octobre 2017

Lier l’art numérique et l’architecture médiévale, tel est le propos fondamental de l’événement « EXONUMERIC’ARTS », comme autant de résonances entre passé et contemporanéité réinterprétées dans le spectre numérique : élément essentiel de l’expression de notre époque.

Cet événement sera une belle passerelle entre la beauté du lieu et la force de proposition des artistes qui viendront exposer « en-les-murs » des œuvres de contrastes mettant en relief le patrimoine immémorial de notre pays et la culture émergente de la scène numérique.

1. Description de l’activité proposée :

L’initiative de cet événement consiste en la promotion d’artistes numériques belges reconnus, dans un lieu magique et aussi intemporel que les installations qui y seront présentées ; ouvert au grand public – et surtout aux jeunes publics – à travers la création d’ateliers de médiation autour des expositions notamment.

Dans une promenade intellectuelle comme autant de mise en relief du patrimoine de notre pays et la culture émergente de la scène numérique, les artistes vous invitent à une réflexion sous la forme d’une déambulation exploratoire. Tendant à renouer avec la tradition ancestrale d’inviter les artistes du moment dans un château unique par son histoire, cet événement sera une belle passerelle entre la beauté du lieu et la force de proposition des artistes qui viendront exposer.

Vincent Paesmans, artiste à la grande technicité c’est un acteur incontournable de la scène numérique. Actif depuis les années 90, il proposera lors de l’événement des tableaux numériques : ses « Passeurs de Lumière », ainsi qu’une installation utilisant la réalité augmentée : « Fractal Faces ».

Capture d’écran 2017-09-26 à 19.34.02

Tableaux interactifs :

Installation de nouvelles versions de 2 tableaux interactifs dans la grande salle aux obits (photo ci- dessous). Réagissant avec le son, ces 2 tableaux peuvent cohabiter avec l’installation sonore de Stéphanie Laforce. Ils peuvent être soit accrochés au mur, soit être placés sur des chevalets.

Passeur de lumière a ensuite évolué dans ses différentes versions en tant que vitrine d’images reflétant, en temps réel, l’actualité provenant de Twitter. Ces images extraites de la toile, se mettant à jour dans le temps, créent le fond du vitrail. La silhouette du public y est ensuite superposée.

Ce vitrail, prisme reflétant l’actualité, se confronte à un questionnement quant à l’ineptie du monde politique actuel. C’est pourquoi la dernière version se proposera de questionner un sujet d’actualité en proposant, par exemple, les images des caricatures de Donald Trump en se basant sur le hashtag#TinyTrump…

Fractal Face :

Fractal Face est une installation interactive qui confronte le spectateur avec une série de visages générés à partir de modèles de Fractales 3D.
Fractal Face est une installation immersive en réalité virtuelle. Au milieu de la salle pend un casque de réalité augmentée. Lorsque le spectateur met le casque, il voit en stéréoscopie un visage réalisé à partir du même modèle de fractal. En se délassant dans la pièce, il peut tourner autour de ce visage irréel. Une installation sonore originale complète cette exploration sensorielle.

La salle à manger en bas du Château sera occultée pour permettre la mise en place de l’installation fractale.

Capture d’écran 2017-09-26 à 19.34.11 Capture d’écran 2017-09-26 à 19.34.20

Stéphanie Laforce, artiste pluridisciplinaire qui a réalisé plusieurs installations d’art plastique dans l’espace public. Elle compose des pièces de musique environnementale et réalise des performances d’improvisation musicale. Elle pratique aussi la vidéo et les arts numériques.

Elle construit des dispositifs sonores poétiques pour ses compositions électroacoustiques avec lesquels elle développe des univers originaux pour le théâtre, le cirque, des expositions, des installations… Stéphanie a travaillé dans de multiples lieux artistiques ainsi que pour des organisations telles que Foton, le Théâtre-Poème, les Halles de Schaerbeek, Recyclart, La Maison de la Création, Le Shunt (Londres), Beatabet collective (Brigthon), Okno, L’Eden, Amadeo, Le Vecteur, la Raffinerie, Imal, City Sonic, La semaine du son, Artzoyd Studio (fr), La maison de la Création, Akadêmia (fr), Transport Culturel Fluvial (fr), Les Pépinières Européennes Jeunes Artistes, Horizons numériques (fr), Le kaai studio’s, de nombreux centres culturels belges…

Capture d’écran 2017-09-26 à 19.34.29

« Eoliens-Sonores, spectres» : Installation sonore interactive évolutive

Cette nouvelle version de l’installation est conçue d’ans l’idée d’une œuvre « in situ » dans un lieu patrimonial. Cette œuvre à la particularité de s’inscrire dans deux « réalités » simultanément: l’ensemble des trois harpes éoliennes est installé physiquement dans la cour ou le grenier du château, captant en temps réel le son du vent. Les sons qu’elles produisent sont diffusés sur l’ensemble des haut-parleurs cylindriques en bois réalisés par l’artiste qui sont disséminés dans l’espace intérieur du château. Alors qu’aucun signal n’est envoyé (car il n’y a pas de vent), le système bascule vers des séquences pré- enregistrées des harpes diffusées à plus faible volume dans l’espace d’exposition. Si il y a du vent le système bascule sur une écoute temps réel de celui-ci. Les harpes réagissent aussi à la pluie…

Capture d’écran 2017-09-26 à 19.34.35

La harpe d’Éole : Anastasius Kircher, un théoricien allemand de la Renaissance, a remis en lumière vers 1650 une pratique musicale des anciens, avec comme principe l’utilisation du vent sur des cordes tendues, en élaborant une harpe éolienne. Cet instrument pourrait être considéré comme le plus ancien des instruments de musique automatique. On la décrit alors comme produisant « d’étranges cris et gémissements ». « Ceux qui l’entendent de loin », écrit Kircher, « sans savoir comment ni où sont produits les sons, n’arrivent pas à [en] imaginer l’origine ».

Raphael Vens, qui nous proposera une création originale mettant en regard les notions d’environnements sonores de l’immensité de notre univers. Issu de la création électro acoustique, Raphael Vens collabore depuis de nombreuses années avec Stéphanie Laforce.

Aside: Installation sonore interactive
Il s’agit de sculptures sonores théâtrales interactives pouvant être placées dans des endroits incongrus du château, des espaces vides ou des lieux de passages.
Dans le dédale du château, on peut croiser des silhouettes humaines, des personnages fantomatiques et hors du temps, qui, lorsqu’on s’en approche, racontent des poèmes anciens, des proverbes d’autrefois ou des histoires fantastiques en rapport avec les lieux… Il se crée une forme d’intimité et de confidence proche du théâtre et du conte.
Des mannequins composés de fils de fer et de vêtements à tête de haut-parleur, ils sont assis sur des chaises. Des conversations et des paroles émanent d’eux quand le visiteur s’approche. La présence des visiteurs sera détectée via un capteur de mouvements. Le haut-parleur est dézingué pour ne laisser paraître que la membrane (servant de tête au mannequin).
Cette installation invite le visiteur à partager un moment d’écoute inattendue avec ces êtres incarnés par la voix. Comme autant de spectateurs immobiles et livrant leurs témoignages et citant des phrases et textes du passé, ils prennent vie par le son à l’approche du visiteur, créant un effet de surprise à leur approche.
Clin d’œil à ces galeries d’armures et portraits des ancêtres souvent présents dans les châteaux, ils interrogent sur ce que ces derniers nous livreraient si ils étaient doté de paroles et des histoires incroyables qu’ils nous conteraient alors…

Capture d’écran 2017-09-26 à 19.34.48

Les installations seront mises en valeur dans une salle romane (ou salle de garde) du XIIIème siècle de la cour intérieure du Château, ainsi que dans les salons d’apparat où auront lieux les visites historiques tout en s’intégrant au paysage sonore des harpes éoliennes de Stéphanie Laforce.

Bud Blumenthal viendra installer une œuvre tant organique que sonore comme une réminiscence de son univers chorégraphique prenant place comme une entité indépendante.
Plant Song : diffuse des « effets sonores » qui se déclenchent grâce à des capteurs de vibration interactifs quand l’utilisateur touche les différentes feuilles de la plante.

La plante pourrait être installée soit dans l’entrée, soit au pied de l’escalier principal.

Capture d’écran 2017-09-26 à 19.34.56

2. Lien direct de l’événement avec le Patrimoine ( :

Considéré comme l’un des plus beaux Château médiévaux de Belgique, Le Château de Corroy est l’une des forteresses de plaine les mieux conservées d’Europe du Nord. Erigée au XIIIème siècle, son plan est directement inspiré du Palais médiéval du Louvre de Philippe-Auguste. Il est classé au patrimoine majeur de Wallonie, et d’autant le considère comme l’un des témoignages les plus important et les plus complet arrivé jusqu’à nous du XIIIème siècle.

L’événement aura lieu dans le Château médiéval de Corroy, où nous aurons la chance de pouvoir profiter d’une visite guidée par le propriétaire des lieux, appuyé de mannequins numériques qui raconteront des histoires du lieu à l’approche des visiteurs.

Patrimoine et art numérique s’exprimeront en symbiose et s’entrecroiseront dans cette promenade intellectuelle et culturelle, au son des harpes éoliennes et au rythme de l’actualité avec des tableaux numériques connectés et d’une installation de réalité augmentée.

3. Public cible :
Familles, jeunes, écoles, population locale et nationale, médias, services culturels locaux.

L’entrée à cet événement sera gratuite pour les enfants (de moins de 16 ans) et les groupes scolaires.

4. Coordinateurs :

Mme Mathilde Millour, Mme Isabelle Besancenot et M. Frédéric Besancenot (organisateurs). M. Olivier de Trazegnies (propriétaire), M. Vincent Paesmans, M. Raphaël Vens, Mme Stéphanie Laforce et M. Bud Blumenthal (Artistes), Mme Adeline Tenret (Service culturel de la Ville de Gembloux), Mme Virginie Grulois (CCBW).

5. Lieu(x) : Château de Corroy – Situé à Corroy-le-Château (Gembloux)

  1. a)  Autoroute E 411 (Bruxelles-Luxembourg et vice-versa) – Prendre la sortie n° 11
  2. b)  Autoroute E 42 (Aachen-Liège-Mons-Paris)
  3. c)  Prendre le train IC 2119 direction Luxembourg / arrêt gare de Gembloux / prendre le bus 147a

Fleurus Fleurjoux / arrêt CORROY-LE- CHATEAU Bruynette

6. Dates :

Jeudi 05/10/2017 (Vernissage) de 17h à 22h30.

Vendredi 06/10/2017, Samedi 07/10/2017 & Dimanche 08/10/2017 de 10h à 20h.

7. Promotion :

La visibilité auprès du grand public sera activement soutenue par les équipes de médiations du Ministère de la Culture, du CCBW et de la Commune de Gembloux (partenaires de l’événement), relayée par la presse locale et nationale (RTBF, Vivre Ici, UCL, etc.), ainsi que dans les réseaux
« Les Amis du Château de Corroy » asbl et ACN (« Art et Cultures Numériques » asbl), Transcultures, Wallonia.be, la Province de Namur, et d’autres partenaires culturels locaux. 20.000 exemplaires de la brochure de la Saison des cultures numériques seront diffusés dans 650 lieux culturels (salles de spectacles, écoles artistiques, librairies, bibliothèque, cafés…) à Bruxelles et en Wallonie, ainsi que 10.000 flyers et 250 affiches propres à notre événement. Un caméraman de la RTBF est entrain de travailler sur la réalisation d’un « trailer », qui sera suivi par un « after-movie » de l’événement, appuyé par un drone pour bien valoriser et mettre en avant cette exposition, le Château de Corroy et nos partenaires. http://www.numericarts.be/exonumericarts.html